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La circulaire publiée au BO présente les priorités de la rentrée 2010. Elle s'inscrit dans la continuité des réformes en cours, on y retrouve tous les aspects de la politique actuelle en matière d'éducation.
Deux étapes importantes marquent la rentrée 2010 :
A noter également que la circulaire mentionne que " l'organisation de la semaine en neuf demi-journée incluant le mercredi matin, est encouragée chaque fois qu'elle rencontre l'adhésion des conseils d'école".
Cinq principes directeurs sont à la base des mesures concrètes mises en oeuvre à la rentrée.
Ces principes se déclinent en priorité par niveau d'enseignement.
En 2010, il sera demandé aux équipes une "application pleine et entière des programmes". Sachant que le rapport de l'inspection générale de l'éducation nationale, avait noté en juillet 2009, que du fait de la réduction des heures d'enseignement, certains apprentissages étaient privilégiés au détriment d'autres (sciences, histoire/géographie, EPS), cette formulation indique qu'aucun domaine ne doit être négligé.
Concernant les rythmes scolaires, le ministère demande aux autorités académiques (IA) "d'encourager l'aménagement de la semaine scolaire en neuf demi-journées". Une véritable révolution dans notre pays, le seul d'Europe où la semaine des écoliers se réduit à quatre jours. Avec 140 jours annuels de classe, la France a l'année scolaire la plus courte d'Europe (184 jours en Finlande, 200 en Italie). Nombreux dénoncent la longueur des journées de nos enfants, car s'ils ont moins de jours de classe le volume horaire se situe dans la fourchette haute des pays de l'OCDE, soit 840 heures de cours de septembre à juin. Quoiqu'il en soit, ce sujet relève d'une discussion au sein de chaque conseil d'école, avec les enseignants, les collectivités et les parents d'élèves.
La circulaire fait également allusion à plusieurs reprises aux innovations qui feront "l'objet d'une attention particulière". Le développement du numérique s'impose comme le quatrième principe directeur, encore faudra-t'il donner les moyens nécessaires pour son application.
La réforme de la formation des maîtres est loin de faire consensus. Jusqu'à présent, les lauréats des concours de recrutement bénéficiaient dans le cadre des IUFM, d'une année de stage rémunérée. A la rentrée 2010, les étudiants titulaires d'un Master 2 (soit cinq années d'études universitaires) ayant réussi les épreuves du concours, seront directement affectés à un poste, la plupart n'ayant même jamais vu d'élèves. On peut craindre que la qualité de l'enseignement en pâtisse. D'autre part, la diminution du nombre des épreuves au concours est perçue comme une régression pédagogique. La qualité de la formation des maîtres enseignants reste une condition décisive de la réussite des élèves à tous les stades de la scolarité. Cette réforme, applicable dès la rentrée 2010, inquiète non seulement le corps enseignant mais également les parents d'élèves.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la circulaire de rentrée.